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 Au corrier Au Corrier Bonjour. Ayant vécu au Québec avant de revenir dans la "zone" euro ; je suis un peu dans votre ligne de conduite, pour ma région car si la Belgique se partitionne, alors une grande Flandre allant de la Wallonie jusqu'à la Bretagne devient possible. Nous, Normands, ne sommes français que depuis 6 siècles à peine et suite à une alliance. Nous sommes plutôt des nordiques au niveau physique et proche des anglais. Notre langue régionale, le « patois » a donné de nombreux mots anglais et le code normand est toujours appliqué dans les îles anglo-normandes. Les français ont transformé notre région en poubelle chimique et nucléaire avec 50 sites classés "SEVESO II" sur 250 sites chimiques le long de la Seine et, l'état à laissé la région s'enfoncer dans l'alcoolisme générationnel, la grande pauvreté, sans doute afin de mieux garder sa mainmise sur les populations et la façade maritime de la Manche. Mais l'économie locale est catastrophique depuis un quart de siècle. Nombre de normands pensent tout bas que nous sommes la poubelle de Paris. Croire que la Normandie devienne indépendante un jour ne me parait pas réaliste. Je ne peux que saluer votre démarche courageuse vis-à-vis d'un système aussi malsain. Salutations. (reçu par internet) On ne peut que souscrire à votre prise de position qui s’inscrit dans le cadre d’un Etat fédéral, respectueux des identités régionales et du patrimoine écologique de chacune de nos régions. A quand un parti autonomiste normand ? Il aurait toute sa place dans la fédération Régions & Peuples Solidaires.
 AU CORRIER AU CORRIER - Reterritorialisacion. Aquò es per lo reabonament dau Cebier. Dins lo N°108, es fòrça interessant l’article sus « Economie e reterritorialisation ». Espere que de mai en mai prendrem aquela dralha dei productors-consomators de proximitat completament. Amistats òc. Irena Ripert (Vauclusa) AU CORRIER- - Un plurau ben singular. Lo collòqui dau 8 de novèmbre as'Ais de Provença fuguèt lo rescòntre de mai d'una sensibilitat a l'entorn de la lenga e de la cultura d' òc. Intervenguèron a la tribuna, representants d'associacions e de mediàs, istorians e linguistas, deputats UMP e comunista. Nos presentèron un « estat de luòc » de la plaça de la lenga d'òc dins la societat actuala, nos afortissènt dins l'idea que pressentiam: es en dangier dins una societat en cambiament que sembla mai virada vèrs la resolucion de problèmas materiaus cruciaus que vèrs la lenga e la cultura de sa region. Dins lo monde de la comunicacion, una jornalista de FR3 per Vaquí, a meme lo sentiment d'una mena de mesprès nebulós de sei collègas per una lenga que d 'unei tènon per representativa dau solet folclòre. Enfin, totei fuguèron d'acòrdi per conclure que faliá vertadièrament traspassar lei diferéncias de sensibilitats per se projetar ensems vèrs una soleta tòca: l' aparament , per lo mejan de l'ensenhament e de l'audio-visuau, dins la reconoissança politica, d'una lenga que cadun dins la sala portava dins lo còr. Pasmens una intervencion dins la sala me laissèt pensativa : un òme dau parlar clar e de la vòtz ben pausada argumentèt per afortir l'especificitat dau Provençau a rapòrt deis autrei lengas d' òc.(De notar lo plurau). A senher Guerrera que mostrava a-n'aquel òme la pagina d' intrada dau Grand Tresòr, respondiguèt que.....,nom de nom, Mistrau èra dau sègle 19, e que, dempuei, lei causas avián evòluit!! Hum!...Ai degut mancar quauqua ren, me diguèri. Dempuei un sègle e mieg, dèu existir quauqua part una tèsi revolucionara de lenguistas letruts per micronisar nòstra lenga d' òc. Alevat que fuguèsse, aquèla expectorrida, l'expression d'una forma de religion, una mena de creacionisme, au còntra de l'evolucionisme ? Regina Fournier (Aups de Provença Auta)
 Charlie Hebdo égal à lui-même: BASTA! Au corrier - Dans le numéro 1356 du 18 juillet (2018) dernier, j’ai lu avec attention l’article « Constitution de ma VIe République », un article a retenu mon attention, l’article 22, « les langues régionales doivent le rester. En plus on ne comprend rien. » En tant que défenseur de ces mêmes langues et en plus lecteur de votre journal, je m’attendais à moins de mépris de votre part ; finalement vous vous placez dans la lignée des rois de France qui ont tout fait pour les éradiquer, dans celle aussi de l’Abbé Grégoire qui sous la Révolution faisait la chasse aux dialectes, et aussi de Macron qui lors de son voyage en Corse n’a pas voulu entendre parler de coofficialité du Corse et du Français. Que vous a-t-on fait « bon Dieu » pour mériter cela ? On souhaite seulement pratiquer notre langue d’oc, pour mon cas personnel. Je suis Occitan puis Français, ne le dites pas à Macron. Cela vient pour moi du mépris parisien pour la « province » comme je l’entends souvent. Je vous en prie ne me ressortez pas une fois encore « Vichy » et son retour à la terre. Basta ! J-P M. (Rocabruna d’Argens)
 Escambis M. FELTIN-PALAS (juin 2019) / G. TAUTIL AU CORRIER – ESCAMBIS Nous reproduisons un échange entre Michel Feltin-Palas et Gérard Tautil sur la référence faite au « provençal » présenté comme un substitut (par non mention de l’occitan) de la langue d’Oc. Dans cette même tribune sur l’ANPE et la langue corse, il était fait mention du linguiste Philippe Blanchet. Il est intéressant que cette rubrique de qualité qui s’efforce de valoriser les « langues régionales » prenne toute la mesure d’une approche linguistique à part entière. Cet échange non polémique devrait permettre de clarifier notre position. De Michel FELTIN-PALAS, hebdomadaire L’EXPRESS, à Gérard TAUTIL 1) Sur l’occitan versus provençal. Comme je l’ai expliqué à différentes reprises, je crois connaître assez bien les tenants et les aboutissants de ce débat et ma position de principe est la suivante. Je refuse d’entrer dans cette querelle et considère que tous ceux qui se battent pour les langues minoritaires sont dans le même camp (pour moi, le bon). Je précise qu’en écrivant « provençal », sans le qualifier de langue ni de dialecte, je ne prends pas parti pour aucun des deux camps, sachant que tous deux reconnaissent l’existence du provençal. 2) Je connais bien les positions de Philippe Blanchet sur la question, dont j’admire beaucoup les travaux sur la glottophobie. Peut-être me ferez-vous l’amitié de penser que je peux me forger un avis par moi-même sur d’autres questions. Bien à vous. Michel Feltin-Palas De Gérard TAUTIL à Michel FELTIN-PALAS Mon jugement sur Philippe Blanchet tient seulement au fait qu'un linguiste ne peut dissocier en domaine d'Oc l'ensemble des formes dialectales de l'occitan et faire du provençal une langue à part ou à part entière. Les nombreux travaux des linguistes (Robert Lafont, notamment) s'inscrivent en faux contre une telle réduction. Le domaine de l'idéologie ne peut remplacer l'approche scientifique. (1) Pour ne citer que Frédéric Mistral, et son Trésor du Félibrige (la lengo d'O, dis Aups ei Pireneus), un sacré reborsier sans doute (!), il est aujourd'hui tout un courant révisionniste (au sens propre du mot, « ce qui est sujet à révision »), en Provence et dans l'hexagone, qui nie cette réalité d'unité dans la diversité propre à toute démarche linguistique. N'ajoutons pas au poids d'une histoire répressive la surdétermination simplificatrice de l'idéologique. Mais vous êtes bien à même de vous faire votre propre opinion, même si vous ne souhaitez pas prendre parti. Amistat- Gérard Tautil --------------- (1) J'ai lu dernièrement, avec plaisir, un texte de Ph. Blanchet qui est heureusement d'une autre pointure: "L'enseignement des langues dites "régionales" en France : un contexte problématique". (Texte du livre qui vient de sortir chez l’éditeur le Croquant « sous la direction de Martine Boudet).