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Politica / Politique


CORSEGA, statut quo? G.T
14 / 04 / 2018 45 lu(s) 
CORSEGA. Statu quo ?

Les contacts entre les élus de l’Assemblée de Corse et Matignon n’ont que peu avancé (cf. Occitania / Lo Cebier n°214). L’ensemble des revendications se heurtent à un refus de la part de l’Etat. Rien sur le rapprochement et encore moins sur l’amnistie des prisonniers politiques… Rien sur la co-officialité de la langue corse. Le principe de précaution sur le temps de résidence permettant l’achat des biens (habitations, terrains familiaux) est balayé d’un revers de main. Place à la spéculation et laissons jouer le « marché » pour ceux qui en ont les moyens. Surtout pas de droits fiscaux. Le Padduc sera appliqué dans la mesure du possible. L’article 72-5 permettant de raccrocher  la dimension corse à la « réforme » constitutionnelle laisse peu de latitude à un pouvoir législatif adapté et renvoyé au droit commun des collectivités. Le congrès de Versailles décidera in fine. M’as compres…

   Mais à quoi sert d’avoir obtenu 56,5% des voix avec Pè a Corsica pour se retrouver encore bloqués par les forces associées du jacobinisme, la droite et la gauche parlementaires, les enfants de Chevènement et le président du Sénat G. Larcher ? C’est à cette vraie question que son confrontés les représentants d’un nationalisme  démocratique. Jusqu’où ira l’ouverture ? Jusqu’où l’unité se maintiendra-t-elle ? La politique du pire n’est sans doute pas la solution pour les nationalistes, ils l’ont bien compris. Mais l’Etat en jouant sur le temps a toujours cette possibilité pour développer des fractures et renforcer le camp jacobin en Corse et sur le continent. C’est en tout cas cette politique qui risque, logiquement, de se mettre en place plutôt qu’une ouverture à la revendication d’autonomie réclamée dans les urnes par le peuple corse. Alors la réforme constitutionnelle a minima sera-t-elle cette étape, cette transition attendue ?  

   La porte est plus qu’étroite face au blocage constitutionnel et politique de l’Etat français. Une situation difficile pour la revendication démocratique corse et pour les choix politiques qu’elle va devoir faire. Car il faut tenir et renforcer l’unité.  G.T.

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