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La résistance de la Roya en procès - Rémy Fraisse : Non-lieu! G.T.
08 / 07 / 2017 52 lu(s) 
La résistance de la Roya en procès.

Le double langage de la politique migratoire de l’Etat. Successivement se sont déroulés les deux procès des acteurs les plus représentatifs de la Roya. Cedric Herrou, agriculteur qui a payé de sa personne en limite de la frontière italienne pour secourir et avoir hébergé des personnes en danger venues chercher refuge sur le territoire français. Pierre-Alain Mannoni, professeur, chercheur au CNRS, qui lui a pris dans son véhicules trois jeunes érythréennes blessées pour qu’on puisse les faire soigner à Marseille. Le Procureur ayant fait appel aux jugements précédents qui les relaxait, demande le maintien des peines demandées pour des actes considérés comme illégaux et à l’opposé de toute aide à personnes en danger.
   Un vaste mouvement de soutien s’est mis en place et suit les procès en cours. La fédération provençale du Partit Occitan était présente les 19 et 26 juin devant la Cour d’appel d’Aix en Provence, avec les associations et partis signataires.
   Parallèlement, M. Macron souhaite répondre à l’arrivée des demandeurs d’asile (mais il n’y a que 160 centres d’accueil dans l’hexagone) ; il félicite A. Merkel pour sa politique d’accueil. Le dérapage récent de G. Collomb, ministre de l’intérieur, demandant aux ONG d’aller « déployer ailleurs leur savoir-faire », s’inscrit en faux des bonnes intentions de l’Elysée. Le taux avoué des renvois de demandeurs d’asile (plus de 10%) est à mettre en parallèle avec la politique de l’autruche qui est celle de l’Europe jusqu’à présent. La carence de réponses concrètes se situe bien à ces deux niveaux complémentaires. Mais dans l’hexagone, la droite ayant fait le nécessaire avec Sarkozy, la gauche a refusé de répondre dans l’urgence et a joué les prolongations. Aujourd’hui, c’est bien, comme le rappelle Maryline Baumard, (Le Monde 27/06) l’Elysée (qui) a validé (suggéré disent certains) l’installation à la tête du cabinet de M. Collomb de Stéphane Fratacci, l’ex-maître du débat sur l’identité nationale sous Nicolas Sarkozy. Tout cela semble donc plus calculé qu’improvisé. » G.T.
  

Rémi FRAISSE : NON-LIEU !  
Selon le procureur qui vient de rendre compte du verdict, il s’agit d’une « affaire dramatique », d’un « enchaînement de faits », d’une « tragédie ». Les avocats de la partir civile ont néanmoins souligné les nombreux dysfonctionnements apparus dans la chaîne administrative et militaire dans les heures qui ont précédé la mort de Rémi Fraisse. Notamment l’absence d’autorité civile la nuit des événements et le manque de clarté des consignes données. Tirer une grenade offensive ne serait donc qu’une possibilité d’usage laissée à l’appréciation de celui qui détient cette arme et qui n’aurait pas besoin de rappel des dangers encourus. Il n’y aurait donc ni « violation manifestement délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité », ni « faute caractérisée exposant autrui à un risque d’une particulière gravité ». Toute faute pénale est exclue. Le gendarme mobile bénéficiant du statut de témoin assisté a droit à un non-lieu. Il ne s’est donc rien passé à Sivens… G.T.
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