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D'aicí e de'n pertot


En Quauquei Mòts - G.Tautil
29 / 03 / 2017 69 lu(s) 
En quauquei mòts

Wauquiez-Molière, plus Français que moi... !

La course à l’échalote continue. En renfort du patos FN. Le président d'Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez (tendance extrême L.R), s’est fait défenseur de la "clause Molière" en présentant une brigade de contrôle chargée d’imposer le français sur les chantiers de la région, malgré un recours du préfet. Prétextant d’un double discours de la part de l’Etat, sa rhétorique tient en ceci : "Je vous sais sensible à la concurrence déloyale que constitue l'emploi de travailleurs détachés en France" mais "dans le même temps les services de l'État s'emploient à faire obstacle aux initiatives permettant de lutter contre cette distorsion de concurrence", écrit-il dans une lettre ouverte à B. Cazeneuve. Encore un effort M. Wauquiez, il manque à votre logique  l’attribution des logements sociaux aux citoyens français, la priorité au travail, le « racisme anti-français » et « les Français d’abord ! » dans tous les domaines. Mais il est bien connu que les Français, fins polyglottes, vont devoir apprendre le portugais, le russe, le chinois, le finnois… quand ils iront travailler à l’étranger. Grégo !

PhilippeTorreton dérape malgré lui ?

A propos du spectacle repris par lui, « La Résistible ascension d’Arturo Ui » de Bertold Brecht, Ph.Torreton déclare à Var matin : « Le FN aurait été à 2%, il est évident que l’on n’aurait pas monté la pièce. Et puis il y a tous ceux qui récupèrent le discours du FN... Pas mal d’hommes politiques dont le nom se termine par «i», qui fait que tout cela s’installe confortablement, fait le lit d’un fascisme rampant ». Passe encore pour Ciotti, Estrosi et autres Bocaletti qui courent après ou illustrent le discours clivant du FN ; mais exprimé ainsi, c’est faire de la latinité, de façon générale, le terreau de l’extrême droite ; et c’est bien curieux dans la bouche d’un homme qui s’est toujours affirmé de gauche.  Rappelons que le discours raciste et anti-méridional fit florès aux XIXe et XXe siècles et qu’il revient en force aujourd’hui. Cette perméabilité des discours permet, en période de crise politique, de jeter des passerelles inattendues. Capelada Felipe, lei Babis te saludan ! Espérons que c’est un malentendu qui sera vite démenti par un homme de théâtre qui connaît  pourtant le poids des mots.  

Pithécanthropes de la culture et cumulards de richesses.

Dans le barnum circus électoral auquel nous assistons, en région comme lors des interventions de nombreux-ses candidat-e-s, diminuer le nombre de fonctionnaires, couper les vivres aux collectivités locales, reculer l’âge de la retraite, sucrer les subventions aux associations qui interviennent dans le domaine socio-culturel, tout cela reste un jeu d’enfant. Surtout pas un mot ou presque sur la culture qui est le parent pauvre de leurs propositions. Bien plus, la question des langues de pays passe définitivement à la trappe. Même les gens de « gauche » n’en parlent plus. Pas centralement français, sans doute ! Pourtant l’argent est là qui permettrait de développer aussi l’indispensable pôle culturel : dissimulé ou évadé par les plus riches et les multinationales. Attac France s’apprête à publier un rapport démontrant qu’il est possible  de récupérer près de 200 milliards d’euros par an. Il faudrait pour cela qu’un gouvernement volontariste, soutenu par la société civile, se mobilise en ce sens. Mais le résultat des élections pourrait, tout au contraire, renforcer cette tendance à l’accumulation, à la fuite des capitaux et à l’élargissement du désert culturel. Curieuse similitude, étrange conjonction entre désamour culturel et accumulation des richesses. Lo sistèma passa pas l’òsca, es sa logica !

G.Tautil
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