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D'aicí e de'n pertot


En pauc de mòts. Gilbert Brawanski
12 / 02 / 2017 69 lu(s) 
EN PAUC DE MÒTS

L’ISSARTHE

   En ce temps-là, les dieux de l’Olympe avaient décidé d’organiser une compétition pleine d’embuches entre les hommes, appelée l’Odyssée. Ils décidèrent d’accorder au vainqueur l’île de France. Pâris, fils de Priam, roi de Troie qui avait été désigné par les dieux pour choisir la plus belle des déesses entre Héra, Athéna et Aphrodite fut chargé également de donner un nom à la capitale de cette île. Infatué de lui-même, il choisit tout simplement le sien. Mais son choix d’Aphrodite devait déclencher la Guerre des "Droites". S’apercevant que les candidats étaient trop nombreux et que cette guerre pouvait servir de "Primaire" en en éliminant certains, les dieux laissèrent faire.
   Le roi d’Issarthe, F’Ilión, en sortit vainqueur. Grâce à sa ruse dite du cheval de Troie, consistant à se faire passer pour le Chevalier qui lave plus blanc que blanc, il élimina Copé lo pèu et Jupétò l’aquitan.

L’ODYSSEE

   En dehors de F’Ilión, les candidats restant en piste étaient Linsoumi, roi de Corfou, la plus à gauche des îles grecques, Marchon, roi d’Andros située au centre de la mer Egée, Amon, roi de l’île des Lotophages, Marinella, fille de Cyclopen, reine des îles Dragonada et Molhos et beaucoup d’autres encore comme Troadeg, roi du Poher, un candidat breton qui s’efforçait d’obtenir le droit de participer à la course, mais Olympe.TV n’en parlait jamais.
   En chemin, alors qu’il voguait vers l’île de France dont il rêvait de s’emparer, F’Ilión se félicitait d’avoir triomphé des tempêtes, de ne pas avoir cédé aux chants des sirènes des médias et surtout à la belle Calypso qui lui proposait de faire l’amour dans le pré. Il se rappelait du pays des Lotophages, une île dont les habitants accueillants se nourrissaient de lolos ou jujubes euphorisants et bénéficiaient d’un revenu universel pour vivre. Il avait eu du mal car ses marins ne voulaient plus quitter cette île.

DAU TEMPS QUE PENELOPA FIELAVA ….

Parti depuis plus de 10 ans, F’Ilión se languissait de son château d’Issarthe où l’attendaient son fils Télémaque et sa chère Pénélope qu’il avait couverte de drachmes servant à l’organisation de la course avant de partir. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre qu’un journal, le "Gabian déchainé" affirmait que Pénélope n’aidait en rien son mari ; elle ne faisait qu’attendre son retour en filant et en faisant des confitures selon les témoins, disait-il. Pour défendre son honneur, F’Ilión affirma que grâce à sa femme, il avait connaissance de l’opinion des gens sur son île et que cela l’aidait beaucoup. Elle le conseillait pour sa navigation, elle avait même, ajoutait-il, fait les plans du Cheval de Troie et de son bateau.  
Un jury de dieux, chargé de contrôler la loyauté de la compétition, allait donc mener l’enquête.

29 janvier 2017
Affaire à suivre …
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