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TOPONYMIE de L'ESTEREL. Un dictionnaire sur les noms de lieux de la Provence orientale
30 / 04 / 2021 388 lu(s) 
                  TOPONYMIE DE L’ESTEREL

Un dictionnaire sur les noms de lieux de la Provence orientale.Gérard TAUTIL - Préface de Jean-Claude BOUVIER

   C’est un travail de longue haleine, auquel s’est attelé Gérard Tautil en s’appuyant sur des référents locaux, dans le prolongement de ses publications sur l’Ouest varois et le pays cévenol. Nous donnons des extraits de son introduction qui fait référence aux travaux de l’IGN et à la non prise en compte d’une formation à la langue d’Oc aux cadastres locaux.  

     «     Se réapproprier l’esprit des lieux

  « Ce dictionnaire critique des noms de lieux de L’Estérel et d’une partie des Maures n’est pas exhaustif. Le choix a été fait de retenir les toponymes qui sont les plus représentatifs, afin d’éviter redites et fausse érudition, mais aussi toute toponymie « populaire » nourrie abusivement de « faux amis ». Il souhaite donner une plus juste représentation de l’état des lieux. Ce court essai repose donc sur un certain nombre de principes anhypothétiques qui devraient orienter toute recherche en domaine toponymique :

-  Dépasser le dualisme inégalitaire dont souffre la toponymie occitane dans son ensemble et la toponymie provençale en particulier. Toute réduction ou assimilation s’oppose aux traits majeurs qui caractérisent une culture et une civilisation.
-  Inciter l’IGN à réactualiser son lexique cartographique pour éliminer les contre-sens et les transcriptions réductrices qui sévissent majoritairement dans les cartes officielles. Et ce faisant, s’émanciper des premières cartes du royaume et de l’Empire. Pour cela, trois conditions nous semblent incontournables :
- échapper à la francisation des toponymes et au recours à une phonétique française en Provence qui pourrait laisser croire à l’existence de deux langues d’Oc distinctes ;
- dépasser la terminologie « ancien occitan / occitan » qui va au-delà du principe bien compris de l’évolution de toute langue ;
- s’affranchir du caractère localiste de son lexique, daté de 2006-, qui ne permet pas de comprendre qu’évolution lexicale et pan-occitanité sont indissociables. Inter-dialectalité et unité de la langue d’Oc ne sont pas rédhibitoires.
-  Tendre vers une formation appropriée, donc régionale, à la toponymie de pays avec des antennes composées de cartographes et, au niveau municipal, de préposés aux cadastres formés dans ce sens. Et donc, s’approprier les rudiments de la langue d’Oc permettant une maîtrise de l’onomastique territoriale.
-  Ne pas ignorer que ce qui vaut pour la toponymie en domaine d’Oc vaut pour tous les territoires à identité propre.
-  Comprendre que l’approfondissement des sciences humaines auxquelles appartiennent les recherches en anthropologie, toponymie, histoire, archéologie et linguistique est un tout. Cette compréhension est garante du « faire pays », acte de désaliénation implicite et propédeutique à toute recherche comme à une meilleure maîtrise de l’histoire réelle des pays. Là sont les conditions qui dépassent toute représentation faussement folklorique ou touristique des paysages traversés et consommés sans compréhension préalable.
   Acte pédagogique s’il en est, la toponymie revisitée de l’Estérel est aussi une des conditions de la démocratie culturelle. »

Edition L'Harmattan, Juin 2021
collection Nomino ergo sum.

Commande: Lo Cebier - 300, =chemin du Plan de Chibron. 83870 SIGNES/SIGNA (17,50 + 6 euros de port en lettre suivie). Chèque à l'ordre de Gérard Tautil.
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