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Aix- en- Provence : Fiera a "Neuneu"!
05 / 06 / 2016 119 lu(s) 
         AIS de PROVENÇA : FIERA A «NEUNEU»!

   Enfin la ville d’Aix-en-Provence a décidé de réhabiliter trois places majeures et historiques, sises en plein cœur de la ville comtale, les places Palais de Justice, Verdun, Prêcheurs.
   Mais là commencent les ennuis car la concertation « made in l’équipe dirigée par Maryse Joissains » tourne à un véritable monologue autour de ses choix.
   Une véritable concertation consiste en un débat contradictoire entre plusieurs options, plusieurs projets avec un choix final au cours duquel il est naturel que la voix citoyenne s’exprime. Et en matière de démocratie participative, à l’aide du cerveau des gens car en dehors du leader des Républicains, si, si ils en ont un, les solutions proposées sont souvent co construites en amont par les services, les élus les commerçants et les habitants que les aménagements vont concerner au premier chef.
   A Aix-en-Provence rien de tout de cela. La mairie se borne, comme toujours, à expliquer ses choix, ses calendriers et rien de tout cela n’est ni vraiment négociable, ni amendable.
   Le chantier qui devrait durer un an environ, pour un coût de 4 Millions d’Euros, va entrainer un déplacement des marchés textile, alimentaire, floral et d’artisanat. Avec une double migration, hors période de Noël et période de Noël, s’accroissent les ennuis de forains qui font vivre ces marchés sans lequel la Provence perdrait de son identité.
   Et s’il existe deux périodes c’est parce qu’il faut à tout prix caser non pas tant d’affreux et rentables, pour la ville, chalets qui pourraient être situés un peu plus haut sur le cours mais ces horribles manèges qui transforment une des plus belles avenues d’Europe, mondialement connu, notre cours Mirabeau, en affreuse foire à Neuneu. Un endroit où les churros qui nous sont proposés sont l’antithèse même de la qualité des produits de nos confiseurs, sans parler de normes sanitaires, de droit du travail, de circuits courts ou de filières bio.
   Pour caser ces auto-tamponneuses et autres trains de l’horreur, dont on cherche désespérément le lien avec les fêtes calendales, qui envahissent nos places on va assister à un véritable chassé-croisé qu’on aurait dû s’économiser.
Ces manèges s’installent sans répondre à aucun appel d’offres ce qui est contraire aux règles des marchés publics comme aux codes des collectivités territoriales. Il se dit même que certains anciens édiles de la ville disposent de pleins seaux de billets qu’ils distribuent à une clientèle électorale captive.
   En déplaçant deux fois les vendeurs comme une clientèle déboussolée par ces « migrations » on court le risque de la voir déserter ces pratiques.
   Mais quand on fait des efforts, tout le monde doit en faire. Les manèges auraient pu, au moins pour cette fois, trouver un autre réceptacle ! Cette double « Sant Miquèu » risque de faire perdre beaucoup aux marchands pour lesquels Noël représente une part importante du chiffre d’affaire.
   Même si le projet de réhabilitation des places est bel et bien nécessaire il n’en reste pas moins que pour ceux qui les utilisent comme marchés cela demeure une contrainte forte. Forte comme elle l’est pour les commerçants sédentaires, les usagers de la justice et au premier chef les habitants pleinement touchés par ces nuisances.
Hervé GUERRERA
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